jeudi 20 juillet 2017

Des nouvelles de nos invitées du 30 septembre, Anne-Laure Liégeois et Marie Nimier



 
Nos invitées du Grand Rendez-Vous font parler d’elles en ce milieu du mois de juillet.

Anne-Laure Liégeois, « femme de théâtre » comme l’écrit joliment Clarisse Fabre dans Le Monde du 18 juillet, met en scène « On aura tout vu », chaque jour à midi en Avignon au jardin Ceccano, du 8 au 23. Spectacle ouvert à tous gratuitement et très largement suivi. C’est un feuilleton politique composé de textes choisis par Anne-Laure Liégeois,  avec la complicité de Christiane Taubira.
Les migrations, la place des femmes, la peine de mort, le post-colonialisme, les minorités, l’écologie…Les textes classiques se mêlent aux contemporains « pour éclairer le monde, poétiquement et politiquement ».

Comment ont travaillé ces deux fortes femmes ? Dans Le Monde, Anne-Laure précise : « J’ai rencontré Christiane Taubira cinq fois. On l’a écouté parler du monde, on a épluché ses discours, ses ouvrages. On s’est rendu compte que nos deux univers se recoupaient… On est partis de 800 textes et on en a retenu 245 », parmi lesquels Victor Hugo, Michel Foucault, Simone Veil mais aussi Léonora Miano, Remi de Vos, Leslie Kaplan, Patrick Kermann...
Une soixantaine de comédiens se relaie sur scène, au fil des épisodes : une quarantaine d’amateurs, treize élèves du Conservatoire national supérieur de Paris et quatre acteurs professionnels dont Olivier Dutilloy.

«  J’adore les grands mécaniques », raconte ALL qui a déjà présenté dans le « In » en 2001 sa création Embouteillage, une pièce réunissant 27 auteurs, 35 voitures et 50 acteurs…

Nous nous réjouissons de l’entendre bientôt nous raconter son aventure avignonnaise...

 

Marie Nimier n’est pas en reste.
On connaissait les talents multiples de cette toujours jeune femme qui commence à quinze ans une carrière de comédienne et de chanteuse, participe à des créations théâtrales et musicales, parfois sur scène, ou dans la rue ou dans des lieux insolites.

Elle a déjà publié douze romans, traduits pour certains en Chine, aux USA, en Allemagne, en Italie, au Japon, en Egypte, au Vietnam ou en Roumanie. Nous en donnerons le détail bientôt. Elle écrit aussi des textes pour le théâtre, des nouvelles, des livres pour enfants et des chansons pour Jean Guidoni, Juliette Gréco, Art Mengo, Clarika, Enzo Enzo, Eddy Mitchell…

Elle s’engage depuis une quinzaine d’année dans de nombreuses créations théâtrales, écrivant non seulement pour les comédiens, mais aussi les danseurs, les musiciens, des funambules, des cinéastes et autres inventeurs de formes hybrides.
Tout récemment, MN a coécrit avec la réalisatrice Laura Schroeder le film Barrage, tourné en format carré 1/33. Au casting Lolita Chammah, Thémis Pauwels et Isabelle Huppert… La voici donc scénariste !

C’est à la radio que Laura Schnoeder a découvert Marie Nimier : « sa manière de parler de ses personnages m’a donné envie de découvrir ses romans. J’ai lu Les inséparables dont le style m’a tout de suite charmée. La description des personnages, leur regard, leur psychologie me faisait penser à ma propre façon de voir les choses. Dès que je l’ai rencontrée, j’ai compris qu’il y avait une connivence entre nos univers, qu’une collaboration pouvait marcher. Elle a d’ailleurs eu le même sentiment en voyant mes courts métrages ».

 

Comme on le voit, « la connivence des univers » est fondamentale à la création partagée. Nous espérons la trouver le 30 septembre sur la colline.



mercredi 12 juillet 2017

Vers le Grand Rendez-Vous, avec JP Cannet, Anne-Laure Liégeois et Marie Nimier

Après les deux beaux événements de début d'été, la Nuit de l'Ecriture du 24 juin et la Fête de la lecture, le 1 juillet, nous songeons déjà au Grand Rendez-Vous du 30 septembre.

Entre temps, se déroulera les 18 et 19 août le stage de lecture à voix haute organisé par "Les Mots Parleurs" et Valérie Delbore, que nous soutenons.
Nous n'excluons pas non plus une promenade littéraire autour de Julien Gracq.
Notre Grand Rendez-Vous aura lieu salle gothique à Vézelay, toujours en partenariat avec la Maison Jules Roy.
Le thème, cette année, en sera, dans le prolongement des lectures à voix haute que nous affectionnons: "L'écriture dans tous ses éclats", avec un fort accent sur l'écriture mise en scène, transformée en spectacle...

Trois invités, que nous sommes ravis de recevoir:

- Jean-Pierre Cannet, bien connu à Vézelay, qui vient de publier aux éditions La Renverse, "Des noces rêvées ne meurent pas". JPC est auteur de pièces de théâtre, poèmes, romans nouvelles...
Un de ses derniers textes "Rouge neige" a été retenu comme lauréat par la Commission nationale d'aide à la création de textes dramatiques et sera créé l'an prochain sur la scène nationale du Sud-Aquitain.


- Anne-Laure Liégeois, metteuse en scène de théâtre et dirigeante de la Compagnie Le Festin. Elle présente actuellement à Avignon chaque jour "On aura tout", à base de textes historiques et politiques qu'elle a choisis et qui rencontre un grand succès. ALL a mis en scène les plus grandes pièces du répertoire, elle a dirigé plusieurs années le Centre dramatique national de Montluçon, elle est artiste associée au Volcan du Havre.

- Marie Nimier, écrivain, auteur de nombreux romans, de nouvelles, de pièces de théâtre et de chansons. Son dernier roman "La plage" publié chez Gallimard en 2016, vient de sortir en livre de poche. On aimera l'entendre sur les différentes manières d'aborder l'écriture qu'il s'agisse d'un récit ou d'une chanson...

Vous trouverez sur Wikipédia toutes les informations précises sur nos invités dont la pluralité des talents et la diversité des modes d'expression permettront d'explorer une autre facette du "Travail d'écriture" qui est notre questionnement fondamental.

Les débats seront, comme chaque année, animés par notre amie journaliste de France Inter Christine Simeone, auteur elle aussi de plusieurs ouvrages et co-fondatrice d'un événement littéraire qu'elle organise en juillet en Corse à Altagène.

Enfin et selon la belle coutume créée par Nicolas Bucher, notre journée se terminera par un concert à la Cité de la Voix.
Il s'agira de "Boutès, ou se jeter à l'eau", concert-lecture du récit de Pascal Quignard, par Paul-Alexandre Dubois, comédien et chanteur, Aline Piboule, pianiste et Benoit Menut compositeur.

Nous vous repréciserons bien sûr toutes ces informations, mais réservez dès aujourd'hui ce 30 septembre à Vézelay!
D'ici là, belles vacances et bel été

lundi 26 juin 2017

Fête de la lecture le samedi 1 juillet à 18h à Vézelay



 Chers amis, notre quatrième Nuit de l’Ecriture s’est déroulé avec succès le samedi 24 juin à la mairie de Vézelay. L’écrivain Jacques-François Piquet a su stimuler et encourager les ardeurs littéraires de la dizaine de participants.

Se profile maintenant la Fête de la Lecture, ouverte à tous, en participation avec l’événement « Mots Dits Mots Lus ».
Nous nous retrouverons le samedi 1 juillet à 18h devant la mairie de Vézelay, en espérant un ciel clément. Vous êtes tous invités à lire à voix haute quelques pages d’un livre que vous aimez : nouvelle, extrait d’un récit ou roman, poème… Ce que vous voulez, le temps que vous voulez, sans dépasser dix minutes.
Ce sera une fête, la fête du partage de ce qui nous fait vivre, la littérature et l’écriture.

RVLE offrira à boire un verre de l’amitié à tous les lecteurs. Nous vous attendons avec impatience.

lundi 29 mai 2017

Samedi 24 juin la nuit de l'écriture, avec Jacques François Piquet

La Nuit de l’Ecriture approche et il s’agit maintenant de s’inscrire au plus vite pour y participer. Il reste quelques places, le nombre maximum de participants étant d’une dizaine.

Pour vous encourager et vous mettre en confiance, lisez cette Note d’un ami de l’animateur de la Nuit de l’écriture à Vézelay

               RVLE  vous a informés : au programme de la Nuit, il y aura un atelier d’écriture animé par Jacques-François Piquet. Certains d’entre vous hésitent peut-être à s’inscrire, je les comprends. La réputation d’écrivain sérieux, voire sombre du monsieur ne joue pas en sa faveur. Vous vous dites il va nous effriter le moral, peut-être nous induire en mélancolie et alors les vacances se passeront en centre de repos plutôt qu’au Club Med ! Non merci ! Oui, je vous comprends... Cela dit, après toutes les promesses que vous avez entendues ces derniers mois, j’aimerais à mon tour vous en faire une et la tenir : inscrivez-vous en confiance à l’atelier de Jacques-François, je vous assure que sous ses dehors sérieux il peut se monter léger, inventif, parfois drôle, toujours convivial, et je vous garantis sourires et bonne humeur pour toute la soirée. Et puis, dites-vous bien que vous n’aurez pas à le supporter cinq ans, non, juste quelques heures entre jour et nuit ! A bientôt, autour d'une table pour partager mots et mets ! 

Voilà, vous savez tout ou presque ! Pour mieux connaître Jacques-François Piquet, l'écrivain animateur de cet événement, allez sur son site internet remarquable.

Inscrivez-vous sur notre adresse mail : lesrendezvousdulire.ecrire@gmail.com

Le rendez-vous est à 19h15 à la mairie de Vézelay le samedi 24 juin. La participation est de 5 euros. Apportez aussi  votre plat préféré salé ou sucré, à partager et à grignoter. RVLE fournira la boisson…

 

jeudi 27 avril 2017

Un rendez-vous autour de Pierre Michon le samedi 13 mai 2017



Notre prochain « Rendez-Vous au Café » sera d’un genre nouveau. Il aura lieu le samedi 13 mai à 18h30 à La Renommée à Saint-Père.

Nous ne vous présenterons pas un auteur ou un éditeur comme à l’accoutumée.

Nous vous présenterons une œuvre très belle et très originale et en particulier un élément de cette œuvre, un petit livre magnifique, Les Onze, de celui qui est parmi les plus grands écrivains de langue française vivant, Pierre Michon.

Il est né en 1945 et vit dans la Creuse, dont il sort rarement aujourd’hui. Il a fait des études de lettres à Clermond-Ferrand, du théâtre et ne rentre dans la vie littéraire qu’à 39 ans avec la publication d’un de ses livres marquants : Les vies minuscules . Lui succèdent  Rimbaud le filsLa Grande Beune, Abbés… En 2009, il publie Les Onze qui lui vaut le Grand prix du roman de l’Académie Française.

Une intéressante page wikipedia livre une analyse de son œuvre. Des interviews sont visibles sur You Tube.

Il n’est pas connu du grand public, il ne vit pas à Paris, ne s’exprime guère dans les médias ; mais pour la plupart des amoureux de la littérature contemporaine, il figure parmi « les grands ».

Nous n’avons pas essayé de l’inviter, il vit dans la Creuse, un peu en ermite… Nous avons fait le choix de demander à deux bons connaisseurs de son écriture, deux universitaires bien connus dans notre région, d’en parler librement et simplement : Jean-Louis Tissier et Henri Mitterand. Le premier nous situera l’œuvre et le second nous parlera plus particulièrement du livre Les Onze . Notre amie comédienne Sara Saragoni en lira quelques pages.

D’autres intervenants amis participeront au débat, toujours convivial, chaleureux et ouvert à tous.

 

 

 

lundi 27 mars 2017

notre invitée du 8 avril aux Glycines: Sophie Caillat


La prochaine invitée de notre Rendez-Vous au café est une jeune éditrice de 39 ans, Sophie Caillat aussi dynamique que déterminée et chaleureuse. Elle  a acheté, il y a quelques temps, une maison à Clamecy. On la voit donc souvent dans notre région s’intéresser à toutes les activités culturelles.

Nous sommes ravis de l’entendre raconter sa belle aventure entreprenariale, menée avec une amie aussi souriante qu’elle, Amélie Petit.

Sophie, après quinze ans de journalisme dans la presse écrite (santé, environnement) et Amélie, après quinze ans dans l’édition, décident en 2014 de lancer ensemble " Premier Parallèle", une maison d’édition qui aspire à publier des livres d’actualités, documents, essais, témoignages, récits, enquêtes, sur les enjeux actuels, livres destinés à rester des livres de fond.

Leur pragmatisme les conduit à démarrer immédiatement avec des éditions numériques pour se constituer un catalogue et une clientèle susceptible d’inspirer confiance à un diffuseur.

Les deux jeunes femmes savent parfaitement maîtriser la chaine de la fabrication d’un livre numérique, ce qui leur donne une parfaite autonomie. Elles commencent néanmoins à faire imprimer à 300 ex. quelques titres, trois en 2015, qu’elles expédient elles-mêmes par la poste aux libraires qui s’intéressent à leurs productions.

En 2015, elles contactent de grands diffuseurs et sont mieux distribuées. Elles sortent aujourd’hui à 3000 ex. leurs derniers titres, comme « Bienvenue dans le nouveau monde » de Mathilde Ramadier, sur l’univers des start-up, déjà en réédition!
 Au total, elles publient peu (quinze livres au total dans le catalogue), entre huit et dix par an et tentent de penser chaque ouvrage dans sa singularité.

Parmi la production récente, on peut citer deux livres du psychanalyste Gérard Haddad, qui ont connu un large succès, Dans la main droite de Dieu et le Complexe de Caïn.



Leur prochaine étape va sans doute coïncider avec notre rencontre au café. Elle devrait les faire mieux connaître encore avec la publication de « L’âge de la régression », écrit par quinze intellectuels de divers pays (Bruno Latour pour la France) édité en partenariat avec treize éditeurs internationaux.

 

 



jeudi 23 mars 2017

Grandeurs et misère des littérateurs (Le Monde 23 mars 2017)

Ouverture le 24 mars du Salon du livre, grande messe médiatique, exposition de stars des lettres et manifestation qui oscille entre la culture et le commerce...Mais c'est l'occasion pour les journaux de publier des chiffres intéressants.


Dans le Monde daté du 23 mars par exemple, on apprend que dans le palmarès des "littérateurs" les mieux payés de France en 2016, publié par Capital, seuls 3 d'entre eux - sur 100.000 inscrits à l'Association pour la gestion de la Sécurité sociale des auteurs (Agesa), dépassent le cap du million d'euros de droits d'auteur: Guillaume Musso, Marc Levy et Michel Bussi, un auteur de polars. On comprend que le quotidien ait choisi ce terme de littérateurs plutôt que d'écrivains!


D'après le président du CNL, "avec trois fois plus de livres qu'il y a vingt ans et la même manne de droits d'auteur, on arrive à un système où l'on compte une quinzaine d'écrivains riches, 150 à 200 qui vivent de manière décente et après, c'est le marais."




90% perçoivent en effet des droits inférieurs au smic. Ils ne gagnent en moyenne qu'un euro par livre vendu, ils sont les plus mal payés de la chaine du livre, autour de 8% de son prix. Ce qui explique que les deux tiers exercent une autre activité professionnelle.




Peu d'écrivains vivent donc de leur plume, ce qui n'est pas nouveau et ce qui est peut-être une bonne chose, quoiqu'on dise. Les meilleurs d'entre eux, dans le passé tout au moins, exerçaient un autre métier, professeurs, journalistes, fonctionnaires.... Rester indépendant des goûts des éditeurs et du public, garder un contact avec le réel, partager la vie de tous, semblent souhaitable.




Ce qui reste regrettable, c'est la paupérisation de la profession, due à la surproduction d'ouvrages (plus de 25% entre 2007 et2014, pas toujours intéressants hélas!),  à des tirages de plus en plus faibles et au goût extrême de la nouveauté qui ne fait tenir un livre en présentoir que quelques semaines. Comme les films d'ailleurs...


Mais pas trop de pessimisme: la France est un pays où l'on lit encore, où la consécration d'un homme politique passe par l'écriture et le mépris qu'on en a s'explique souvent par leur manque de culture!